Usurpation d’identité : nouvelle menace pour l’e-reputation

Ecrit par Protéger Son Image le 15 août 2011
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Usurpation d’identité : nouvelle menace pour l’e-reputation

Avec 210 000 cas d’usurpation d’identité en 2010, les crimes et délits se multiplient en France. Puérils ou criminels, revue de détails des menaces qui planent sur votre e-reputation. Et ce qu’il convient de faire.

18 ans de prison pour usurpation d’identité, piratage de réseau et menaces. Ce 15 juillet 2011, la ville de Blaine (Minnesota, nord des Etats-Unis) est devenue l’emblème du nouveau fléau qui frappe nos vies numériques. Barry Ardolf, 46 ans, avait multiplié les crimes et délits. A l’origine, l’arrivé de nouveaux voisins, des présentations qui prennent une drôle de tournure : Barry embrasse sur la bouche le jeune fils (4 ans) des Kostolnik. Immédiatement les parents prennent leurs distances. Le voisin, lui, le prends mal et c’est là que tout dérape ! Il pirate leur réseau Wifi, s’approprie leurs comptes, en crée de nouveaux à leurs noms, poste des clichés pédophiles et enfin envoi des courriers de menace au Vice-Président des Etats-Unis, Joe Biden.

Un fait divers isolé ? Loin de là ! En France, 210 000 cas ont fait l’objet de plaintes rien que pour l’année 2010. Des délits qui croissent à la vitesse vertigineuse de 40% par an. En effet avec le développement des réseaux sociaux, les pirates et autres flibustiers du Web  ont changé de proie. Fini les attaques des sites financiers, lucratif mais trop protégés. Haro sur les proies faciles : les données des utilisateurs et leur détournement.

En plus de l’usurpation d’informations personnelles, les publicités malveillantes sont aussi en recrudescence, selon Microsoft. Elles ont augmenté de plus de 70% entre le début et la fin de l’année 2010. “Les cybercriminels vont là où on peut avoir un accès facile à des utilisateurs”, explique le directeur de la sécurité pour Microsoft France, Bernard Ourghanlian. Selon lui, cette tendance concerne tous les types de cybercriminels, qui cherchent à capter facilement de l’argent, en récupérant mots de passe et numéros de carte bleue. Selon le rapport publié récemment par la firme de Bill Gates, les pays les plus exposés sont la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Comment les pirates accèdent à vos comptes ? Les techniques sont nombreuses.  La plus à la mode consiste à vous faire peur à travers une analyse gratuite de la sécurité de votre ordinateur, or justement, le logiciel que vous téléchargez mets à bas vos protections et transmets toutes vos données sensibles. Autre technique, l’usurpateur envoie à sa victime un message en se faisant passer pour un organisme public ou privé connu, et récupère vos informations personnelles à travers le faux site sur lequel vous vous connectez.

Comment se prémunir contre l’usurpation d’identité en ligne?

Comme le rappelle la Cnil : « D’une manière générale, soyez vigilant lorsque vous saisissez des données sur internet ou lorsque vous recevez des messages vous demandant de fournir ou de mettre à jour des données vous concernant. Ne répondez pas aux messages qui vous paraissent suspects et détruisez les immédiatement. Ne cliquez jamais sur les liens contenus dans les messages dont vous n’êtes pas certain de la provenance. »

 

Alors, l’usurpation d’identité est elle « l’apanage » des hackers ? Loin de là. Elle peut prendre la forme de divers crimes et délits. Vengeance amoureuse ou querelles d’adolescentes, depuis le 14 mars 2011, l’attirail juridique dispose d’une énième arme : la loi LOPPSI 2. Le nouveau texte stipule que « le fait d’usurper l’identité d’un tiers (…) en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende »

Maintenant, vous savez !