Politique : Le site de l’Elysée se refait une beauté

Ecrit par ProtégerSonImage le 30 octobre 2015
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Politique : Le site de l’Elysée se refait une beauté

C’est le 24 septembre dernier que l’Elysée a mis en ligne son nouveau site Internet, édité par l’agence parisienne Lumini pour un budget de 30 000 euros. Dorénavant, huit personnes seront chargées de s’occuper du site et de publier articles, vidéos et messages sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Vine et Instagram! Doit-on y voir une stratégie de communication pour réussir à cibler la jeune génération en vue des élections présidentielles de 2017, ou bien l’Elysée remodèle-elle juste son image ?

C’est Frédéric Giudicelli, responsable de la communication numérique de l’Elysée, qui s’est chargé de la nouvelle version du site avec un design plus moderne et un retour du symbole bleu-blanc-rouge. L’Elysée a choisi de réorganiser le site de façon à mieux mettre en avant les trois années de quinquennat de François Hollande. Les innovations principales sont l’ajout d’une barre de direct, inspirées des chaînes d’information, diffusant en live les prises de paroles du président de la République mais surtout la mise en avant des réseaux sociaux. On peut à présent, dès la page d’accueil, cliquer sur les liens des photos, vidéos et tweets de François Hollande ! Chaque actualité dispose de boutons « partager » pour publier la nouvelle sur son Facebook ou Twitter.

Frédéric Giudicelli explique qu’il est dorénavant plus simple de publier des vidéos sur le site, des vidéos des débats politiques de la présidence mais aussi celles plus intimes sur les coulisses de l’Elysée, à l’image d’une web-série. « Les réseaux sociaux sont les moyens de communication du XXIème siècle, tout se passe là » déclare Christian Gravel, directeur de communication du gouvernement, pour qui la stratégie de développer l’accès aux réseaux sociaux comme Twitter, Instagram, Vine où Facebook est un bon atout de ciblage et de réduction de coût. En effet, les campagnes de communication par Internet coûtent moins cher qu’à la télévision et permettent de cibler précisément les utilisateurs (jeunes, retraités, actifs …). Pour exemple, la campagne Stop-djihadisme diffusé par ce canal comptabilise deux millions de vues, pour un budget total de 100 000 euros.
Le calcul est simple : l’Elysée reçoit une moyenne de 350 000 visiteurs mensuels sur son site contre 900 000 abonnés pour le compte Twitter et 1,6 millions pour le compte personnel de François Hollande. La présence du gouvernement sur les réseaux sociaux permet de faciliter la communication entre les citoyens et les hommes politiques.

Une e-politique axée sur l’échange avec les internautes

Que recherche l’Elysée à travers une refonte complète de son site Internet, mais surtout, quel intérêt trouve-t-elle à miser sur les réseaux sociaux ? Si on peut penser qu’il s’agit d’une simple mise à jour, rien n’est dû au hasard. Nous sommes en 2015, et l’essor des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter est indéniable depuis de nombreuses années, au point d’être devenu un outil indispensable à la communication de nombreuses entreprises et personnalités. De plus, utiliser les moyens modernes de communication permet évidemment d’en cibler les principaux utilisateurs, à savoir le jeune électorat français, notamment en vue des prochaines élections présidentielles. Il est en effet presque capital et naturel pour le monde politique de « se mettre à la page » afin de ne pas accuser de retard dans ce domaine.

Mais attention, une mauvaise utilisation de ce que certains considèrent comme un simple canal d’information supplémentaire n’aurait aucun sens. Afin de retenir l’attention et rassembler les utilisateurs, il semble important de garder à l’esprit que les réseaux sociaux sont une plate-forme d’échange et de dialogue. Le but est donc de prendre en compte l’avis des utilisateurs afin de les faire participer le plus possible à la vie politique de manière spontanée. Il suffit d’observer le nombre de réactions au sujet d’une simple photo qui ferait le « buzz » sur Twitter pour s’en rendre compte. Au gouvernement d’en faire bon usage.