Max Schrems contre Facebook: la croisade continue

Ecrit par Protéger Son Image le 16 avril 2012
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Max Schrems contre Facebook: la croisade continue

L’étudiant autrichien qui avait porté 22 plaintes à l’encontre de Facebook au cours de l’année dernière est bien décidé a continuer son combat contre le géant du web. Il revient à la charge aujourd’hui, en mettant en ligne un kit permettant de porter plainte auprès de la Commission Européenne, et appelle les internautes à suivre cette démarche via son site Europe vs Facebook

Nous vous en parlions il y a quelques temps: en 2011, un étudiant autrichien du nom de Max Schrems découvre lors de la suppression de son compte Facebook que celui-ci continue de fonctionner par le biais de ce qu’on appelle communément les “profils fantômes” : les serveurs du réseau social Facebook gardent en mémoire les activités de Max Schrems et bien au delà. Depuis, le jeune homme s’est saisi de l’équivalent de la Cnil en Irlande, où se situe le siège social de Facebook. Au total, près de 22 plaintes ont été déposées, la plupart mettant en garde Facebook face à législation européenne en matière de protection des données personnelles.

Aujourd’hui, et bien que face à un mur (Facebook n’ayant toujours pas donné signe de vie depuis le 31 mars, date limite imposée par la commission irlandaise DPC (équivalent de la Cnil) pour prendre en compte un certain nombre de recommandations), Max Schrems ne baisse pas les bras: il est déterminé à faire appel à la Commission Européenne.

C’est ainsi que le 3 avril 2012, Max Schrems prend à parti les utilisateurs du réseau social en vue d’une action collective dirigée vers Bruxelles. L’objectif est de sensibiliser la Commission Européenne sur le respect de la législation en matière de protection des données en Europe. Pour cela et depuis lors, Max Schrems lance à partir de son site internet personnel Europe vs Facebook une pétition sous la forme d’un formulaire à remplir et à renvoyer directement à la Commission européenne.

EUROPE VS FACEBOOK : LA SUITE

Les étudiants fédérés par Max Schrems affirment, selon les directives fixées par la DPC irlandaise, que “Facebook devait à la date du 31 mars avoir modifié sa politique de protection des données. Mais il ne s’est rien passé”. Ces initiatives qui paraissent isolées ne le sont pas tant en réalité. En Allemagne, une première victoire a été remporté par la Cnil locale, qui impose une plus grande transparence au réseau social Facebook vis-à-vis de ses utilisateurs.

Affaire à suivre de près.

 

Image © Dieter Nagl/AFP/Getty Images