Les adolescents de plus en plus conscients des enjeux posés par leur vie numérique

Ecrit par Protéger Son Image le 9 décembre 2011
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Les adolescents de plus en plus conscients des enjeux posés par leur vie numérique

Les réseaux sociaux sont de plus en plus plébiscités par les jeunes, voire même les très jeunes. Étonnamment ce public particulier est assez conscient des enjeux de confidentialité. Ainsi, selon un récent sondage de la CNIL, 81% des 13-17 ans ont modifié les paramètres de confidentialité par défaut de leur profil. C’est bien mieux que le reste de la population française qui n’est que 58% à avoir modifié ces paramètres.
Enfants et adolescents restent cependant un public fragile, et la pieuvre des réseaux sociaux n’est pas si facile à dompter.

Vers une confidentialité maîtrisée

L’idée d’une confidentialité maîtrisée se propage et tente de se concrétiser.

Fin 2009, Facebook, face aux pressions, instaure de nouveaux paramètres de confidentialité. Il est ainsi désormais possible de restreindre l’accès de chaque contenu publié, à la carte. On peut choisir de montrer une photo à un seul groupe d’amis, une autre sera visible par tous, etc. Mais si la plupart des utilisateurs pensent à modifier leurs paramètres généraux, peu sont ceux qui font cet effort à chaque publication.

Cette “nouveauté” proposée par le principal acteur des réseaux sociaux fait donc un peu gadget. La solution viendra plutôt de l’extérieur. Exemple avec le projet Commotion, lancé par des jeunes aux États-Unis, et appuyé par la Maison Blanche. Commotion devrait permettre d’échanger des données (cryptées) sans passer par Internet. En effet, Internet suppose une infrastructure télécom et est donc potentiellement espionnée, censurée, utilisée.
En utilisant les ondes Wi-Fi, Commotion permettrait de créer un réseau mondial, avec pour seuls relais les ordinateurs personnels des utilisateurs. Pas d’acteurs privés ou étatiques. Un mode de communication plus libre et sans publicité…

Faux-amis

Cet idéal est encore loin. Et en attendant, le public jeune reste fragile. Ainsi, 30% des 8-17 ans avoue avoir déjà accepté comme “ami” quelqu’un qu’ils n’avaient jamais rencontré.
Pour rappel, l’inscription à Facebook est interdite aux moins de 13 ans. Sans réel contrôle possible, 1 enfant de moins de 13 ans sur 5 est en fait inscrit à ce réseau. Moins conscients que leurs aînés, ils sont peu à avoir changé leurs paramètres de confidentialité. Et sont ainsi une proie plus facile pour les cybercriminels.

Autre problème, Facebook encourage l’utilisation d’un vrai nom. On y trouve donc moins de pseudos que sur les blogs comme Skyblog. Ce dernier, auparavant leader auprès des plus jeunes, est aujourd’hui largement détrôné par le réseau américain, avec seulement 3% d’inscrits parmi les collégiens connectés. Moins interactif, il incite aussi moins à se dévoiler. Facebook quant à lui inclut une option de géolocalisation qui fait grincer les dents des parents.

Ceux-ci ont un rôle primordial à jouer. Pas seulement un rôle de surveillants, mais surtout un rôle éducatif en expliquant aux adolescents les potentiels dangers des relations virtuelles.

 

Maintenant, vous savez!