L’e-reputation et la sécurité : deux menaces qui pèsent sur les mineurs 2.0

Ecrit par Protéger Son Image le 7 juillet 2011
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L’e-reputation et la sécurité : deux menaces qui pèsent sur les mineurs 2.0

A l’heure où 57 % des collégiens ont ouvert un compte sur les réseaux sociaux, les menaces n’ont jamais été aussi grandes sur leur sécurité et leurs e-reputation. Par exemple 20% de ces profils contiennent des informations personnelles sensibles, comme leurs adresses, numéros de téléphone…

92 % des enfants et adolescents utilisent leur véritable identité pour se créer des comptes sur les réseaux sociaux. Tel est le chiffre qui ressort du récent sondage réalisé par TNS Sofres. Cette pratique est donc quasi unanime. Elle n’en a pas moins des conséquences très contrastées. D’une part, il est « naturel » sur les réseaux sociaux de reprendre son identité IRL (In Real Life). C’est le meilleur moyen d’être retrouvé par les gens qui vous recherchent. D’accord. Nous ne reviendrons pas là-dessus. Il y a cependant d’autres implications plus compliquées à percevoir. Revenons aux chiffres :

L’utilisation des réseaux sociaux devient courante à partir du collège :

  • 57 % des collégiens ont ouvert un compte, principalement sur Facebook (Skyblog n’est plus cité que par 3 % des sondés)
  • 81% des plus de 13 ans ont modifié les paramètres de confidentialité par défaut de leur compte
  • 51 % des moins de 13 ans, seulement, l’ont fait
  • 20% des 8-12 ans ont un compte Facebook, alors que l’accès leur est théoriquement interdit.

Une précédente étude (à un niveau européen) avait fait apparaitre les chiffres suivants :

  • 38% des 9-12 ans interrogés disent avoir au moins un profil sur un réseau social (Facebook, Twitter, Flickr, etc.).
  • 25% auraient un profil laissant leurs informations visibles à n’importe qui sur la toile.
  • 20% de ces profils contiennent des informations personnelles sensibles, comme leurs adresses, numéros de téléphone, par exemple.

La « génération Y », celle qui est née avec un ordinateur entre les mains, se révèle donc particulièrement exposée à ses menaces. Pourtant en 2009, un accord avait été  signé par 17 sites dits “sociaux” (Facebook, YouTube, MySpace, etc.), afin de mettre en place plusieurs mesures pour garantir la sécurité des usagers, comme l’intégration d’un bouton “signaler un abus”. Cet accord, qui avait pour but de protéger les plus jeunes, notamment en leur rendant difficile l’accès à ces sites (rappelons que Facebook est officiellement interdit au moins de 13 ans), est resté inefficace vu ces chiffres.

La vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique, Neelie Kroes, déclare : “Un nombre croissant d’enfants sont présents sur les réseaux sociaux, mais bon nombre ne prennent pas les précautions nécessaires pour se protéger en ligne. Ces enfants s’exposent ainsi à des actes malveillants et se rendent vulnérables face aux harceleurs et aux séducteurs. Toutes les sociétés de réseaux sociaux devraient donc paramétrer par défaut les profils des mineurs de façon qu’ils ne soient accessibles qu’aux personnes figurant sur leur liste approuvée, et hors d’atteinte des moteurs de recherche“. Une attitude de bons sens pour garantir la sécurité.

L’e-reputation représente le deuxième chantier important sur lequel il convient de sensibiliser les enfants et adolescents. Une blague potache d’adolescent peut se révéler être un tatouage indélébile  apposé sur l’identité numérique lorsque plus tard, le jeune adulte recherche un emploi. Si les mineurs doivent être mieux informés, les parents et les sociétés privées doivent également adapter leurs pratiques. Nous y revenons dans notre post “Avoir 13 ans sur Facebook…“.