Etre absent des réseaux sociaux peut soulever bien des soupçons

Ecrit par Protéger Son Image le 7 août 2012
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Etre absent des réseaux sociaux peut soulever bien des soupçons

On vous le répète assez souvent: les personnes à la recherche d’informations à votre sujet vous Googlisent, vous recherchent sur Facebook et de plus en plus sur Twitter. On pense bien évidemment aux recruteurs, mais également  aux rencontres amoureuses qui n’hésitent pas à vous stalker pour trouver des informations à votre sujet. Alors, si vous êtes absents de ces réseaux sociaux, que se passe-t-il ?

C’est semble-t-il la question du moment: que pensent les gens lorsqu’ils découvrent que vous êtes absents des réseaux sociaux ? Pour certains, cela pourrait être la preuve que vous ne menez pas une vie sociale saine.*

Ainsi, le premier réflexe des recruteurs qui ne trouvent pas leur candidat sur Facebook, serait de penser que le compte a été supprimé, volontairement ou non, pour cause de contenus inappropriés. “Si vous n’êtes pas sur Facebook, c’est bien que vous avez quelque chose à cacher” semblent désormais dire les pôles RH des entreprises.

Idem pour vos prétendants, qui s’inquiéteront de ne pas trouver votre profil sur Facebook. “Qu’est ce qu’il/elle a? Pourquoi se cache-t-il/elle ainsi ? Que refuse-t-il/elle de montrer?”. Le réseau social est devenu tellement pratique (pour garder des contacts, pour s’écrire, pour partager des photos, pour organiser des soirées, etc.) qu’il semble tout à fait suspect de refuser d’y être présent.

De là à déclarer qu’une personne absente des réseaux sociaux présente des dysfonctionnement potentiellement dangereux, il n’y a qu’un pas… que certains franchissent allègrement. Le psychologue Christopher Moeller considère ainsi que “l’utilisation de Facebook indique que l’usager entretient un réseau social sain”, comme le rapporte le site Suisse de 20 minutes.

D’autres encore, font le rapprochement entre James Holmes, le meurtrier de la tuerie d’Aurora, qui a eu lieu lors de la projection du dernier Batman, et Anders Breivik, le tueur d’Oslo qui avait fait  77 morts et 151 blessés en 2011. Aucun des deux n’avaient de profil Facebook, le signe qu’ils manquaient d’amis dans la vraie vie.

Alors, si vous n’êtes pas sur Facebook, c’est la preuve que vous manquez de liens sociaux; ce qui vous rend dangereux ?

Un argument tout à fait extrême, et nous n’irons évidemment pas jusque là. Mais nous ne cessons de vous le dire: entretenir votre e-réputation, grâce à différentes présences en ligne maîtrisées, vous protège de bien des soucis. Aujourd’hui, cela vous évite également des soupçons supplémentaires.

 

*Nous parlons là du cas des populations de moins de 30 ans, pour qui il est devenu totalement normal d’avoir une présence en ligne sur Facebook, et de plus en plus sur Twitter.