Emploi : Pourquoi avoir une bonne e-reputation est-il aussi important ?

Ecrit par Protéger Son Image le 12 septembre 2011
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Emploi : Pourquoi avoir une bonne e-reputation est-il aussi important ?

Un recruteur sur trois a refusé un candidat après avoir trouvé des informations négatives sur lui sur Internet. La récente étude de Jobvite sur l’embauche aux Etats-Unis, démontre si besoin était l’importance de l’e-reputation dans le cadre d’une recherche d’emploi. D’après ces travaux, 89 % des recruteurs déclarent vouloir utiliser les réseaux sociaux pour leurs prochains recrutements. 55% d’entre eux vont dépenser plus pour ces modes de recherches de candidats…

Des chiffres qui corroborent  une étude réalisée en 2010 par le site regionsjob.com. Il y a un an, 32% des recruteurs « googlisaient » le nom des candidats ayant postulés à leurs offres. A l’issue de cette recherche, ils proposaient, ou non,  un entretien à un candidat. A tous ceux qui en doutaient encore, il est donc primordial de veiller à ce que vous avez déposé sur Internet et aussi à ce qu’il se dit de vous !

Dans la mesure où vous avez peu de moyens d’influer sur le second point (sauf à passer par des agences spécialisées), voici d’ores et déjà ce que vous pouvez faire sur le premier élément…voire même ce que vous devriez faire !

Premièrement assurer une présence sur les réseaux sociaux. Selon l’étude Jobvite, parmi les managers ayant recours au « recrutement 2.0 », 86% passent par LinkedIn, 60% par Facebook et 50% par Twitter. Le réseau Viadéo, d’origine française, n’est pas cité dans ce classement. Dans l’hexagone il devrait se situer à la deuxième position des outils utilisés. Retrouvez le détail de nos recommandations ici http://www.protegersonimage.com/facebook-twitter-linked-in-viadeo%E2%80%A6-mode-demploi-et-emploi/ .

Dans un deuxième temps, il convient de développer son réseau professionnel. Cela veut dire étendre le nombre de ses connaissances (réelles ou virtuelles) et les entretenir. En effet, si votre carnet d’adresse est visible, soyez sûr que le recruteur va le visiter et se faire une opinion sur votre réseau professionnel. Les recommandations que l’on peut recueillir sur ses profils constituent également un élément appréciable.

Considération qui nous conduit directement au troisième point : Il faut soigner son image personnelle, faire son « personnal branding » comme il est dit dans le milieu. Cela veut dire présenter un profil, le plus en adéquation avec ce que l’on veut être. Exit donc le mélange des genres professionnel / privé, sauf à ce que cela fasse intimement partie de vos fonctions…et encore. Une stratégie de veille s’impose donc.

Enfin, si vous avez un blog, ne mélangez pas le professionnel et le privé, et encore moins la politique (sauf à ce que cette fonction fasse partie de votre métier bien-sûr). Ce conseil vaut également pour Facebook et Twitter.

Pour être exhaustif, une étude encore plus récente (Society for Human ressources Management) que celles citées précédemment montre toutefois que le recours aux réseaux sociaux semble décliner…au moins auprès des Directions des Ressources Humaines. En effet, en recherchant des informations sur un candidat, le risque est grand de collecter des informations pouvant dans certains cas être considérées comme confidentielles (âge, croyances religieuses, couleur de peau…) et donc illégales dans leur utilisation car discriminatoires. 65% des DRH se disent donc réticents au recueil de données pour cette raison. Autre critère mentionné par presque 50% d’entre eux, la fiabilité des sources. Mais attention, il s’agit « que » de déclarations de réticences. Cette même étude confirme que 26% des entreprises utilisent des moteurs de recherches pour se renseigner sur les candidats. Les chiffres cités, en début d’articles restent donc confirmés.

Maintenant vous savez !