e-reputation : 2010 est l’année zéro pour les entreprises françaises

Ecrit par Protéger Son Image le 25 juillet 2011
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A en croire l’étude SAS-IDC, l’e-réputation est un élément qui a commencé à être pris en considération par les entreprises françaises en 2010. L’éveil est progressif. Et si pour l’instant, l’essentiel de l’activité en la matière se fait par une veille passive, les prémisses de stratégies d’engagement semblent gagner.

L’e-reputation ? Une menace avérée mais des dispositions négligées. Telle pourrait être la conclusion de la double étude SAS-IDC publiée le 5 juillet 2011. En effet selon ces deux enquêtes menées auprès des directions marketing et communication de 124 grandes entreprises (essentiellement B2C), et auprès de 800 internautes français adultes, les bilans sont très contrastés : 78 % des sociétés interrogées confirment l’impact potentiel de l’e-réputation sur l’attractivité des produits et services, 45 % sur le recrutement, et 34 % sur le chiffre d’affaires. Et pourtant seules 30 % d’entre-elles suivent régulièrement l’évolution de leur e-reputation !

Paradoxal ? A y regarder de plus près, pas tant que ça. Un des enseignements de cette étude est que si les services marketing et communication des sociétés interrogées ont conscience des dangers potentiels, ils n’arrivent pas faire comprendre l’ampleur de la menace auprès de leur direction. Résultats : à l’heure où les outils et les services se professionnalisent, c’est l’outil gratuit Google Alerte qui remporte l’essentiel du marché. Si la tendance est à l’artisanal, veille manuelle et internalisée, peu à peu l’externalisation et l’automatisation gagnent du terrain. Ça c’est pour la partie veille !

2010, année zéro de l’e-réputation pour les entreprises françaises

Pour l’engagement, l’outreach en anglais, la présence active sur les réseaux sociaux, les budgets sont encore plus minimes. En 2010, ils s’élevaient à 7% des budgets  du digital marketing, soit moins de 1% de la dépense marketing totale de l’année. On est loin de la levée de fonds, outre Atlantique, de 41 millions de dollars, réalisée la semaine dernière par la start-up reputation.com. Pourtant il y a un frémissement : « la volonté d’animation des communautés l’emporte petit à petit sur celle d’écouter les conversations » soulignent les auteurs de l’étude.

En face, les internautes français sont actifs et réactifs. Ils ne se posent pas tant de questions. Deux tiers d’entre eux utilisent les médias sociaux pour donner des avis sur des sociétés, des services, des produits… 63% se déclarent également prêts à relayer un boycott pour des raisons éthiques.

Dernier élément de ces études, les blogs ont un impact estimé très fort sur les e-reputation des entreprises, pour 68% des personnes interrogées. Deux fois plus que les réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter (34% des personnes interrogées). Un avis qui va à l’encontre des récents exemples de Bad Buzz.

En tout cas, maintenant vous savez !